Une même lignée familiale du 12ème au 21ème siècle

Depuis 2014, Charlotte et Clément de Béarn ont repris la partie vigne et vin à la suite de François et Isabelle, installés dans les années 80.
Avec 10 ha conduits en Agriculture Biologique, ils produisent aujourd’hui environ 40 000 bouteilles en rouge, blanc et rosé. Les vins sont distribués en France dans le réseau traditionnel caviste et restaurant, auprès des particuliers ainsi qu’à l’export.

Aujourd’hui, ils portent cette symétrie entre 12ème et 21ème siècle, car ils représentent à la fois ce cliché traditionnel de 900 ans – ces terres foulées par les anciens pour la première fois au 12ème siècle et cette vie contemporaine de trentenaire vivant au 21ème siècle.

Car le Château de Jonquières est historique en Languedoc ! Toujours transmis depuis ses origines au 12e siècle, il est certainement le plus vieux domaine viticole et familial de la région.  On y trouve des archives datant du 13ème siècle où il est déjà question de terre à vignes. Les vins reçoivent une reconnaissance nationale et internationale au 19e siècle avec une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1889 et la présence des vins sur une « Price List »  d’un importateur à Toronto, Quetton St Georges, datant de 1870.

Au plus près de la nature, en Agriculture Biologique

Depuis toujours travaillées avec respect, les terres sont labourées sur le rang et entre les ceps. Une taille courte, des travaux de printemps justifiés, des traitements soignés et des vendanges manuelles avec tri, permettent d’exprimer toute les qualité de notre terroir. Chaque parcelle reçoit un soin personnalisé en fonction de l’âge et du cépage.

En rouge, nous cultivons les cépages carignan, cinsault, syrah, grenache et mourvèdre, particulièrement adaptés au climat méditerranéen. La parcelle de carignan, plantée par l’arrière grand-mère de Charlotte il y a 80 ans donne des résultats exceptionnels.

Le chenin blanc et le grenache blanc composent les vins blancs. Planté il y a une trentaire d’années à titre expérimental, le chenin apporte fraicheur et finesse aux vins.

Dans la cave semi-enterrée, pas d’excès de technique, mais une grande rigueur et la volonté d’exprimer le terroir et le travail effectué dans les vignes. Ceci grâce à l’utilisation des levures indigènes (naturelles), aux contrôles des températures avant, pendant et après les fermentations, au travail des moûts (remontages et quelques pigeages) et à des pressurages doux.

Les vinifications se font séparément pour assembler les différents cépages au mois de décembre. Les cuvées Lansade sont élevées en cuve et Les Baronnie sont entonnées en début d’année pour 12 à 18 mois en barrique de 500L à 700L.

Générosité du Sud – fraicheur du Larzac

Ce grand terroir AOC Terrasses du Larzac est marqué par la fraîcheur qui descend du plateau du Larzac, avec pour repère symbolique le Mont Baudile culminant à plus de 850 mètres.

Cette situation géographique particulière – avec de grandes amplitudes thermiques jour/nuit en été – favorise une maturation lente et progressive des raisins, bénéfique pour la complexité aromatique et la fraîcheur des vins.

Les vignerons, plus de 30 générations

 

Depuis 2014, Clément et Charlotte de Béarn, 32ème génération.

Arrivés au printemps, Charlotte et Clément ont fait leurs premiers pas dans la vinification durant le millésime 2012.

L’année 2013 a été consacrée à une formation viticulture/œnologie à Pézenas. Puis en janvier 2014, ils s’installent et deviennent vignerons. L’aventure peut donc commencer / continuer !

Charlotte : « Après mon baccalauréat, j’obtiens une bi-licence Sciences Economiques / Anglais puis j’intègre Sup de Co Reims en Master. Si je choisis Reims, c’est par attirance pour le domaine du vin et je sais que des cours sur ce thème y sont proposés. En fin de licence, je fais d’ailleurs un stage dans une entreprise de négoce. Durant mon cursus, je fais plusieurs « aller-retour » entre les RH, la communication et le secteur du vin… Mais pendant toutes ces années, je participe aux différents travaux du domaine, dans la vigne au printemps ou aux vendanges, dans le bureau, à l’embouteillage ou à la vente – même à distance ! L’idée de reprendre commençait à me titiller… »

Clément : « De formation commerciale, j’obtiens un BTS puis un master en Management des PME. J’effectue ces quatre années en alternance dans l’évènementiel puis dans une banque. Passionné par la cuisine et l’entrepreneuriat, je pars en Australie en 2010 où je travaille dans un restaurant. A mon retour, j’hésite entre reprendre un master de gestion hôtelière ou un CAP cuisine. Finalement, notre projet me conduit à abandonner ces deux options et à m’impliquer à Jonquières. Moi aussi, je suis né dans une famille « de vin »; mes deux grand-pères étaient viticulteurs à Montpellier et Béziers… »

De 1974 à 2014, François et Isabelle de Cabissole, 31ème génération

François s’installe à la suite de son oncle dans les années 70; il restructure et replante le vignoble – à cette époque en cave coopérative. En 1982, Isabelle, alors étudiante, vient vendanger et le rejoint finalement en 1983… Ensemble ils relancent la cave particulière à la récolte 1992 et participent avec entrain et conviction à la virée qualitative des vins du Languedoc.

Ce que Francois et Isabelle préferaient dans leur métier c’était « la liberté » de travailler au milieu des vignes à leur propre rythme et de faire le vin qu’ils aimaient. Ces vignerons avaient un rêve dont l’aboutissement étaient la transmission de ce patrimoine : « Que les pierres puissent rester et que la suite soit possible et ouverte de telle sorte que ce nous avons entrepris se pérennise ! » Disons que c’est chose faite.

Découvrez l’histoire détaillée et l’architecture du Château de Jonquières